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Le documentaire « A contre-courant » s’ouvre sur un paradoxe : dans un village du Mali, les habitants vivent avec 6 litres d’eau par jour et par personne, tandis que, au même moment, Barcelone craint ne pas pouvoir satisfaire les besoins de ses habitants –120 litres par jour en moyenne – suite à la sécheresse. 6 litres contre 120 – l’eau dévoile à quel point les notions de besoin et de manque sont relatives.
Aujourd’hui, nous avons peur de manquer d’eau et des « guerres de l’eau » nous sont régulièrement annoncées par les médias.
« A contre-courant » part à la rencontre de quelques lieux symboliques à travers le monde qui connaissent régulièrement des crises de l’eau. Quand le sud de l’Espagne se dit en manque d’eau, de quoi s’agit-il véritablement ? L’alimentation précaire de la mégapole Mexico, à quoi est-elle dû au-delà de l’énormité de la population ? Comment se fait-il que Bamako, au Mali, ne puisse livrer de l’eau à une grande partie de sa population alors que la ville est traversée par le grand fleuve Niger ? Et pourquoi une région tel le Nord Pas-de-Calais en France, à priori à l’abri des problèmes d’eau, connaît-elle des conflits liés au partage des eaux ?
Le film évite d’adopter un ton catastrophiste, ne désigne pas de coupable et ne regarde pas la terre et ses habitants de loin et de haut. Il plonge le spectateur dans la vie des lieux et raconte à travers les gens qui vivent avec l’eau, en subissent le manque ou travaillent pour la rendre plus accessible. Ainsi, avant d’être un problème de ressource, l’eau est avant tout une question de démocratie.
Ce film fait partie d'une soirée thématqiue sur ARTE et nous proposons également un reportage de 26' sur la situation de l'eau à Singapour:
LA STRATEGIE DE LA GOUTTE D'EAU
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